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Editions Folio- 592 pages

Résumé :

Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie et tente de démêler l’écheveau de son incroyable destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la Guerre de Cent ans. Il a changé le regard sur l'Orient, accompagnant le passage des Croisades au commerce, de la conquête à l’échange. Comme le palais auquel il a laissé son nom, château médiéval d’un côté et palais renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Il a voyagé à travers tout le monde connu, aussi à l’aise dans la familiarité du pape que dans les plus humbles maisons. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-quatre ans. Au faîte de sa gloire, il a connu la chute, le dénuement, la torture puis, de nouveau, la liberté et la fortune. Cet homme, c’est Jacques Cœur.

Mon avis :

Dans ce roman historique, J-C Rufin donne la parole à  Jacques Cœur célèbre négociant-banquier et armateur du moyen âge.

Jacques Cœur, en exil sur l’île de Chio, ressent le besoin de rédiger ses mémoires alors qu’il sent sa vie menacée. Il conte à merveille son histoire et celle de la France. Les deux étant étroitement liées.

Dès les premières pages j’ai été happée par ce récit qui débute au Moyen Age alors que la France est encore en conflit avec l’Angleterre (guerre de cent ans). Sous l'écriture fluide de Rufin, nous verrons cette France médiévale poindre vers la pré-renaissance. Nous accompagnerons Jacques Coeur dans son périple visant à rapprocher les pays grâce aux échanges commerciaux. 

J’ai été impressionnée par la modernité et la clairvoyance de Jacques Cœur. Cet homme, pour arriver à ses fins a su négocier avec les plus grands de son époque. Il a aidé le roi Charles VII à vaincre les anglais. Durant tout le roman nous apprenons beaucoup sur ce roi de France et sa cour. 

Ces pages sont captivantes, le rythme est soutenu, l’écriture est belle. Lorsque Jacques Cœur raconte Agnès Sorel, le rythme est un peu plus longuet, mais le récit demeure toujours aussi intéressant.

A la fin de cette lecture j’ai regretté de na pas avoir eu de professeurs d’Histoire sachant raconter à la manière de J-C Rufin.

Mon premier Rufin, mais certainement pas le dernier!